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| POLÉMIQUE SUR FFIX Le premier point que je vais aborder c'est le "retour aux sources", maintes fois ressortis dans la presse spécialisée. D'un côté c'est vrai, mais de l'autre c'est complètement faux. Il est vrai que l'on retrouve des persos en SD, là je vais ouvrir une parenthèse pour éclaircir ce point : après la sortie de FFVII, l'un des points les plus critiqué était son manque de réalisme. Pour FFVIII, Squaresoft écoute les joueurs et sort un FF avec des personnages réalistes, et là FFVIII se fait descendre en beauté pour son manque de "Fantasy". Un peu lunatique quand même... Fin de la parenthèse. Le character designer est de nouveau Yoshitaka Amano, mais les personnages de FFIX ne ressemble presque en rien aux esquisses initiales du maître. Et personnellement, je trouve que seul deux personnages sont vraiment charismatiques : Dagga et Bibi. Les autres personnages font pâle figure, Djidane à une queue de singe (tirée de la légende chinoise de Sangokû) malgré son job attribué de voleur, il reste de loin le personnage le plus équilibré du jeu. Depuis quand un voleur est-il aussi fort qu'un chevalier ? Depuis quand est-il légèrement moins fort en magie que les mages noirs et blancs ? Dans les précédents FF le voleur était un personnage faible qui ne servait qu'à voler des objets aux ennemis. Passons Steiner, la parodie incontestable du preux chevalier. Kweena, qui fait étrangement penser à Cait de FFVII, ne sait faire que manger, et les mages bleus ne sont pas censés être aussi fort ! Freyja, voilà un autre bon personnage, mais devrait être plus fort, si on veut réellement faire un retour aux sources. Tarask, le personnage le plus tourmenté et le plus lourd, représente le moine et le ninja. Le moine est censé se battre avec ses mains et sort plusieurs combos, et dépasse de très loin le chevalier en dégâts, or ce n'est pas le cas dans FFIX. Et pour finir ce petit tour des personnages, Eiko, qui n'est pas vraiment critiquable, elle respecte bien la classe de mage blanc. Même si les jobs sont de nouveaux présents ils ne respectent presque en rien la tradition instaurées dans les premiers FF. FFIX revient à un monde médiéval disparu depuis le cinquième opus, une fois de plus FFVII et FFVIII ont étaient critiqués sur leur côté futuriste, mais ils étaient l'évolution logique de FFVI qui s'orienté plus vers un monde de technologie que de château, même si ils sont présents. Le système de jeu de FFIX est lamentable. Dans FFVIII, le système d'armement avait était simplifié, dan FFIX Square a carrément simplifié le système de combat et l'histoire. On passe de pantins sans âme à un cristaux responsable de la vie, et ce en passant par un arbre magique, l'Ifa. Rarement le scénario dans un RPG n'a été aussi simple et absurde, mais il faut voir le bon côté des choses, ce n'est pas linéaire. Je reviens au système de combat, les compétences ne sont pas assez diversifiées pour offrir une vraie profondeur au jeu, il suffit d'activer les petites boules vertes acquises après quelques batailles. Les musiques collent à l'ambiance du soft mais sont pompeuses, on est loin des mélodies d'anthologie de FFVI. En revanche les bruitages sont superbes et très réalistes, il n'y a quand même pas que du mauvais. Au final FFIX n'est pas un chef d'œuvre et encore moins le "retour aux sources" annoncé, et je ne suis pas le seul à le penser. Le "retour aux sources" aurait dû revenir aux jobs et à leurs attributs, et non à leur apparence, les costumes sont respectés mais pas les compétences, le scénario aurait dû être plus poussé et tourné autour des cristaux. L'ambiance générale et bonne, tout comme les dialogues et les mini-quêtes, même si le tout est malheureusement alourdi par des musiques répétitives... Bran, le 19/07/2001
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